}  




In February 2006, the City Council of Rochefort en Yvelines
decided to name a street of the village after Jules Porgès


(Source : Emmanuel Mollot, 2007)

Chateau de Rochefort

The Porgès Château at Rochefort en Yvelines (near Paris)

Jules Porgès built the Château of Rochefort en Yvelines, in the Paris neighborhood, for his wife and his daughter. He and his wife are buried in the Rochefort cemetery. The register of the town hall of Rochefort mentions that his death was declared by his grand-son-in-law, Count Arnaud de Gontaut-Biron. In the 1980's the property was transformed by its Japanese owner into a private golf club and a part of the castle is used as a clubhouse.

Postcards : courtesy of Emmanuel Mollot, Rochefort en Yvelines, 2002

Porges cars fueling up
The Porges cars lining up at the gas station of Rochefort en Yvelines (1909)
Courtesy of Eric Dauce (Mger, Rochefort Golf Country Club), 2002

Photo credits : Vincent Bouvet (Paris, 2002)

 

2007 Renovation of the Castle

In 2007, the new owner of the castle underwent a complete renovation of the castle that will be converted in a conference center.
(Source : Emmanuel Mollot)

 

The residence of Jules Porgès in Paris
Hotel Porges, Paris

Hôtel Porgès
14 à 18, avenue Montaigne - Paris
(Gérard Rousset-Charmy : Les palais Parisiens de la Belle Époque
Éd. : Délégation artistique de la ville de Paris)

Hotel Porges, Paris

Dans le quartier de l'Alma, plus précisément rue Jean Goujon, les Orléans, Ganay, du Lau, Rothschild et Lesseps possédaient des demeures.
À proximité, l'avenue Montaigne, tracée auparavant à travers champs et que le marquis de Marigny avait fait planter d'une double rangée d'ormes, fut bordée de maisons cossues pendant la seconde moitié du XIXe siècle.
Au numéro 22 de cette artère, Abd El Kader avait habité le pavillon mauresque qui appartenait à Ferdinand de Lesseps.
De son côté, le fils de Jérôme Bonaparte, le prince Napoléon, frère de la princesse Mathilde, avait fait ériger au numéro 18 de la même avenue, un «Palais pompéien» appelé aussi «maison de Diomède» par l'architecte Alfred Normand, à partir de 1856. Les vestiges de cette somptueuse demeure se dressaient sur un terrain de près de 4000 m2 compris entre l'avenue Montaigne et la rue Jean Goujon. Un terrain contigu d'environ 230 m2, propriété de Pierre Jean Cros, supportait divers bâtiments modestes. L'ensemble fut acquis par les Porgès en 1892.

Jules Porgès (1838-1921), né à Prague en Bohème, s'établit à Paris dans les années 1860 et devint un diamantaire réputé. Entre 1875 et 1880, la société «Jules Porgès et Cie» achetait des concessions, exploitait puis revendait la production de nombreuses mines d'Afrique du Sud, telle De Beers, Bultfontein, Dutoitspan et surtout Kimberley. Elle assurait également la taille à Amsterdam et la vente des gemmes. Elle devint ainsi une des sociétés de diamants parmi les plus prospères du monde.
Associé à Alfred Beit et Julius Wernher, Jules Porgès créa dans le même temps la Compagnie française de diamants du Cap de Bonne-Espérance.
Il était par ailleurs lié à Rodolphe Kann. Par l'intermédiaire de celui-ci, il parvint à intéresser les Rothschild qui fournirent le capital nécessaire à l'achat de nombreuses parts dans leurs affaires d'Afrique du Sud.
Jules Porgès fut, en outre le fondateur de la célèbre compagnie financière et minière « Corner House » de Market Square à Johannesburg. Puis il se retira de ses entreprises sud-africaines en 1890.
Homme d'une grande distinction, il était connu pour sa sagacité faite d'intuition et de finesse. Son esprit d'entreprise fut vanté par ses contemporains.
Il avait épousé Anna Wodianer. Élizabeth de Gramont écrivait dans ses mémoires à propos de Mme Jules Porgès : «cette grande et ravissante viennoise voudrait ressembler à une Marie-Antoinette habillée par M. Jean Worth».
Effectivement, intelligente, belle, possédant un visage fin et régulier, élégante, elle avait des goûts subtils et délicats.
Les Porgès avaient indiscutablement beaucoup d'affinité avec les arts du XVllIe et surtout du XVIIIe siècle. Leur fortune leur permit de suivre leur inclination.

Hotel Porges, Paris
La revue «La semaine des Constructeurs» annonça dès le mois de janvier 1892 la réalisation par Sanson d'un nouveau bâtiment à l'emplacement du Palais pompéien de l'avenue Montaigne. Il fut décidé de démolir cette célèbre demeure et quelques bâtiments alentours de moindre importance.
Grâce à la bienveillance confraternelle et l'insistance de Sanson auprès des Porgès, l'architecte Normand, auteur de cet édifice, put prélever ce qu'il souhaitait de son oeuvre. Généreusement, il fit don de plusieurs éléments à la Ville de Paris.
Les esquisses et les études tracées par Sanson donnèrent lieu à un avant-projet. Après plusieurs modifications, une maquette fut exécutée sous la direction de l'architecte. A partir de ce modèle, de nombreuses réflexions permirent d'aboutir à un choix définitif. Au moment de l'exécution et de la mise en place des éléments sculptés quelques ultimes modifications furent encore apportées.

Hotel Porges, Paris

L'hôtel Porgès était clos par un mur orné de refends et percé de larges baies cintrées ainsi que de deux portes cochères qui reprenaient les meilleurs tracés du XVIIe ou du début du XVIIIe siècle, notamment ceux des hôtels de Châlons-Luxembourg, Meliaud ou Verrue.
Les cartouches, d'un dessin ferme, les consoles vigoureuses, la dépouille du lion de Némée sculptée et placée sur l'extrados du plein cintre, donnaient grande allure à ces entrées.

L'architecte s'inspira étroitement, pour le bâtiment proprement dit, du château d'Asnières, résidence du marquis Marc René de Voyer d'Argenson, gouverneur de Vincennes, directeur général des haras de Louis XV, fils du ministre de la Guerre et neveu de l'ancien ministre des Affaires étrangères auteur de mémoires célèbres.Cette demeure avait été construite à partir de 1750 par l'architecte Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, auteur de l'église Saint-Louis de Versailles, et petit-fils de Jules Hardouin, architecte de Louis XIV.
Exhaussé par quelques marches, un avant-corps en demi-lune faisait saillie entre deux ailes. Les fenêtres cintrées du rez-de-chaussée ornées de mascarons à la clef de l'arc, contrastaient avec celles, rectangulaires, du premier étage. Cette belle demeure agrémentée de sculptures de Guillaume II Coustou, de peintures en camaïeu de Jean-Baptiste Pierre, deboiseries exécutées d'après les dessins de Nicolas Pineau, secondé par son fils Dominique, constituait l'écrin d'une collection célèbre qui comptait plusieurs toiles de Rubens, Van Dyck, Rembrandt, Breughel de Velours et Claude Le Lorrain.
Ces caractéristiques ne pouvaient que retenir l'attention des Porgès. Ils ne furent pas les seuls à être fascinés par les agréables proportions du château d'Asnières puisque, dans les années 1900, Edward-Julius Berwind, magnat du charbon, fit ériger par l'architecte Horace Trumbauer, secondé par les Duveen pour la décoration, une réplique de ce bâtiment à New Port, aux États-Unis d'Amérique.

Une analogie doit être signalée également entre la demeure des Porgès et les lignes générales du château de l'Engarran dans l'Hérault, construit lui aussi au XVlIIe siècle.
A l'hôtel Porgès, il fut décidé de percer le rez-de-chaussée de baies au sommet légèrement arrondi, ornées d'agrafes. Au premier étage, de hautes fenêtres cintrées présentaient des mascarons à la clef.
Au-dessus de la corniche, la balustrade agrémentée de groupes d'enfants et de vases, dissimulait en partie le comble percé de lucarnes.
L'avant-corps central fut mis en valeur par la présence de deux escaliers conduisant au jardin et des consoles sculptées supportant un balcon bordé de ferronnerie. L'ensemble était coiffé d'un fronton brisé enchâssant un haut-relief allégorique.
L'harmonie qui se dégageait de cette façade fut l'objet de louanges.
L'entrée principale se trouvait face à l'avenue Montaigne.

Hotel Porges, Paris
 

Hotel Porges, ParisL'architecte formula plusieurs propositions pour ses exigeants clients. Dans un premier temps, une cour d'honneur de forme ovale fut envisagée, puis le choix du maître d’œuvre et des commanditaires se fixa sur un dessin plus classique de forme rectangulaire. L'entrée permettait d'atteindre un premier vestibule lui aussi rectangulaire puis un second, de plan carré précédant l'escalier d'honneur, aux amples proportions, décoré de marbres et couvert d'une coupole.
Une concession fut faite à la modernité puisqu'il fut doublé par un ascenseur. À gauche se trouvaient une salle de billard et la chambre de Jules Porgès tandis qu'à droite les chambres de son épouse et de sa fille furent aménagées avec un luxe raffiné, tout en bénéficiant d'une agréable vue sur le jardin.
Au premier étage, la galerie de tableaux qui avait été tracée parallèlement à l'avenue Montaigne, fut installée à proximité de la salle de bal, face au jardin.

Ces derniers aménagements révélaient que les Porgès tels les Castellane ou les Potocki avaient exigé un cadre de vie luxueux pour leurs réceptions.
Les harmonieuses proportions et la splendeur des escaliers, antichambres, salons et salles à manger ornés de décors inspirés essentiellement du répertoire en vogue dans le premier quart du XVIIIe siècle en France, forcèrent l'admiration des contemporains. Il faut mentionner parmi les habitués de cette demeure plusieurs membres de l'aristocratie française, tel le duc de Vendôme et de nombreux hommes politiques et diplomates.
En 1894, la démolition de bâtiments situés dans le périmètre immédiat permit à Duchène de tracer un jardin à la française agrémenté d'une pittoresque fabrique de treillage formant une perspective.
Au numéro 40 de la rue Jean Goujon furent érigés les écuries, selleries et divers logements.
La résidence des Porgès, qui était parmi les premières oeuvres parisiennes de Sanson, témoigne d'une réelle compréhension des principes de l'architecture classique adaptée au confort moderne. Les pièces ne se commandaient pas suivant de fastidieuses enfilades, les dégagements étaient étudiés avec soin tandis que les entresols placés judicieusement facilitaient la circulation du service.
Sanson déclara que cette construction revenait à 4 millions de francs.

 

Hotel Porges, Paris
Après la mort de Mme Jules Porgès, l'hôtel fut vendu, puis survint la Seconde Guerre mondiale. Les allemands firent construire dans le jardin un blockhaus pendant l'occupation. Puis l'hôtel fut rasé et remplacé par un immeuble moderne.
Indépendamment de l'hôtel particulier de l'avenue Montaigne, Mme Porgès possédait à Rochefort-en-Yvelines, au sud-ouest de Paris, une ancienne propriété des Rohan. Elle chercha à exprimer encore plus fortement dans ce site son attachement pour les créations du XVIIIe siècle français.
Au sommet d'une colline dominant d’un côté des pentes boisées et de l’autre une agréable vallée, elle ordonna à l'architecte Charles Mewes la construction d'une impressionnante maison qui possédait la plupart des caractéristiques de l’hôtel du Prince de Salm, oeuvre de Pierre Rousseau, devenu aujourd’hui le Palais de la Légion d’Honneur à côté du Musée d’Orsay à Paris. À Rochefort-en-Yvelines, les proportions du modèle avaient été doublées.
Les Porgès se trouvaient au confluent des goûts entre la tradition classique et certaines entreprises architecturales Outre-Atlantique. Les B. de Bretteville-Spreckels décidèrent de faire construire, après la Première Guerre mondiale, dans un site grandiose dominant la ville de San Francisco et l'Océan Pacifique, un bâtiment, copie agrandie de l'hôtel de Salm à Paris.
L'architecte français Henri Guillaume, secondé par son confrère américain A.G. Applegarth, construisit pour l'exposition internationale de San Francisco de 1915, face au Golden Gate dans le Lincoln Park, le Californian Palace of Légion of Honour, reproduction du château de Rochefort-en-Yvelines.

About the social life of Jules Porgès and his wife in Paris
Source : Emmanuel Mollot , Rochefort-en-Yvelines (2000)

50 ans de panache....
J'ai dit ce qu'étaient, avant 1914, les soirées de l'ambassade d’Autriche-Hongrie quand, dans les salons de l'hôtel Matignon, les plus brillants cavaliers faisaient tourner, au rythme de la valse, les plus jolies femmes de Paris ... et quelques têtes. Pas de fête sans la présence du prince de Hohenlohe, des comtes Nemès, Festeties, Tarnovski, Schoenborn, du baron Léon de Vaux, du baron Oscar de Gautsch et Rodolphe de Mittag, valseur irrésistible, qui avait dérobé le Coeur d'une grande dame de chez nous.
L'ambassade avait à Paris une véritable annexe officieuse : l'hôtel Porgès, avenue Montaigne. Mme Jules Porgès, qui était viennoise, avait fait construire ce vaste hôtel d'allure majestueuse et de style incertain dont les salons, emplis de toiles anciennes autant que des salles de musée, servirent de cadre à bien des fêtes. Elle avait aussi à Rochefort-en-Yvelines un château confortable et somptueux à la manière d'un Palace.
Le comte de Khevenhuller, l'ambassadeur d'Autriche-Hongrie, le baron de Vaux, les secrétaires de l'ambassade étaient chez eux avenue Montaigne, mais aussi le comte Chevreau, dont l'hôtel de la rue Monsieur est devenu propriété de Mme Georges Menier ( Il s'agit de l'ancien hôtel du comte de Jarnac construit sur l'emplacement d'un couvent de Barnabites...). Causeur brillant, Urbain Chevreau descendait du ministre de Napoléon III, et aussi de ce curieux personnage qui fut secrétaire des commandements de la reine Christine de Suède et qui prépara le mariage de Monsieur, frère de Louis XIV avec la princesse Charlotte-Elisabeth. Il faisait de fréquents séjours à Lausanne, la «Babel du Gotha », d'où il m'envoyait souvent de longues lettres emplies de tous les potins du jour.
L'hôtel Porgès avait été acheté avant la guerre par une société et les Allemands s'y installèrent en arrivant à Paris. Ils édifièrent dans le jardin un fabuleux blockhaus qui n 'est guère moins haut que l 'hôtel lui-même et qu'on a renoncé à faire sauter. Ce rocher de béton commence, grâce aux mousses et aux lichens, à acquérir quelque patine.
Au lendemain de la guerre, l'Autriche, qui n'avait plus d'ambassade à Paris, acquit, pour sa légation, un hôtel rue Beaujon. En mars 1937, le ministre, M. Vollgrüber, y donnait une réception en l'honneur de M. Ernst Buschbeck, conservateur de la Czernin Galerie de Vienne, venu faire une causerie sur l'Exposition d'Art autrichien du Jeu de Paume. M. Vollgrüber nous quitta pour devenir secrétaire général du ministère des Affaires Etrangères à Vienne.
M. H. D. Schmid, qui avait été le collaborateur de son prédécesseur à la Légation ....

(André de Fouquières, 50 ans de panache, Éditions Pierre Horay, p. 314-315)

Mon Paris et ses Parisiens... prêtaient les plus fameux comédiens du temps: Got, Samson, Geoffroy, Madeleine Brohan, Mme Favart. Les invités avaient reçu des programmes qui portaient l'en-tête : Théâtre de Pompeï, réouverture après 1800 ans de relâche, pour cause de réparations...
Après son mariage avec la princesse Clotilde d'Italie, le fils du roi Jérôme vendit sa Maison Pompéienne Il ne se trouva personne pour reprendre à son compte cette fantaisie toute ... impériale : l’ « impluvium » central servit quelque temps de bassin à un montreur de phoques savants et les badauds foulèrent les dalles où les dames de la Cour avaient dansé leurs premières valses en balançant leurs crinolines. Puis, en 1891, l'année même où « Plon-Plon » , comme on appelait familièrement le Prince, quittait ce monde dans un hôtel de Milan, le palais fut démoli. Quelques vestiges, paraissant dignes d'être conservés, furent transportés à l'hôtel de Sully, rue Saint-Antoine.
Le banquier Jules Porgès commanda plus tard à Samson, l'architecte élu alors par le gratin, l'hôtel qui devait remplacer la Maison Pompéienne. Hôtel qu'on voit encore aujourd'hui, mais déshonoré par le blockhaus que les Allemands y ont dressé pendant l'occupation. Inexpugnable, l'énorme monstre de béton n'aurait pu être dynamité sans danger pour les demeures voisines.
L'hôtel Porgès connut une période brillante. La maîtresse de maison donnait des fêtes somptueuses, accueillant avec une infinie bonne grâce ses invités en haut du magnifique escalier de marbre. Tout se déroulait selon les rites d'une cérémonie assez pompeuse, mais ce que ces réunions eussent pu avoir d'un peu solennel était joyeusement animé par la présence de l'ambassadeur de la Double Monarchie, le comte de Khevenhuller, hôte régulier et plein de séduction de Mme Porgès, par les jeunes diplomates austro-hongrois, tous incomparables valseurs, par l'ami espagnol de la maison, le comte de Casa-Sedano, qui apportait là sa bonne humeur et son entrain. Au cours d'une de ces soirées, je conduisis le cotillon avec la fille de Mme Porgès, la marquise de La Ferté-Meun.
Après la mort de Mme Porgès, l'hôtel fut vendu, puis ce fut la guerre. En même temps qu'ils occupaient le 18, les Allemands s'installèrent aussi au 20, dans l'hôtel de Mme Edgar Stern, qui y avait réuni une belle collection d'objets et de meubles Louis XVI. Tout fut pillé. Après l'armistice, parmi les oeuvres d'art volées à Mme E. Stern et qui purent être récupérées, on découvrit un buste de Sophie Arnoult, par Houdon. En témoignage de gratitude pour leurs trésors retrouvés, Mme Stern et ses enfants en firent don au musée du Louvre.
Aujourd'hui, ces deux résidences du 18 et du 20 sont la propriété de la Société des Glaces de Saint. Gobain.

(André de Fouquières, Mon Paris et ses Parisiens, Éditions Pierre Horay, p. 84-85)

The Porges diamond

The Porges Diamond is a Fancy Yellow diamond weighing 78.53 carats and was bought by Harry Winston in 1962 who named it, as a tribute to the French diamond mining pioneer, Jules Porges. Winston mounted the stone so that it may be worn either as a brooch, within a frame set with cabochon-cut emeralds and rubies or as a single stone, set within a simple ring mount. The current owner purchased it from Harry Winston directly in 1968 and as record books indicate, the whereabouts were unknown until now.


Jules Porges (1839-1921), descended from a prominent Austro-Hungarian family, was born in Vienna and was raised in Prague, where his father was a master jeweler. By the 1860s he had settled in Paris where he quickly established himself as a principal force in the diamond trade and founded Jules Porges & Company. Just outside Paris, he built a spectacular château in Rochefort-en-Yvelines for his wife and daughter and his residence in Paris was located on the Avenue Montaigne, where he housed an important art collection, focusing on Dutch masters such as Hals and van Dyck. By the time diamonds were discovered in South Africa, he had amassed a tremendous fortune and was considered the leading diamond merchant in the world. Quickly realizing the potential of these newly discovered mines, he dispatched Alfred Beit and Julius Wernher in 1873 to act as his representatives in this new venture and in 1876, Porges himself arrived in Kimberley, playing the unusual role as both consumer and producer of diamonds. Although he had invested in the mining rights of the four major mines (De Beers, Bultfontein, Dutoitspan, and Kimberley), by 1879 he was almost completely focused on Kimberley and had become a close associate of Cecil Rhodes. Rhodes eventually convinced the French investors to sell their shares to the newly formed De Beers firm. Jules Porges quietly retired in 1890.

The Porges is an Asscher-cut Fancy Yellow diamond, SI1 clarity, and it figured as Christie's Magnificent Jewels sale of April 19th and 20th, 2004. It was Lot 473 in Sale 1362, with an estimate of $600,000 to $800,000 US (sold $769.100 US). The brooch in the photo, created by Harry Winston, is set with Old Mine and Old European cut diamonds in a freeform design around the Porges itself. These are enhanced by scattered cabochon-cut rubies and emerald with a total approximate weight of 23.90 and 15.00 carats, respectively. They are mounted in platinum and yellow gold. According to the text of the auction the piece is accompanied by a gold ring mounting and a screwdriver to transfer the Porges Diamond back and forth. Also included was a Harry Winston black suede case.

http://famousdiamonds.tripod.com/porgesdiamond.html


The paintings collection of Jules Porgès


Jan Porcellis (Ghent 1580/84-1632 Zouterwoude)
A fishing boat and a rowing boat in choppy waters, a Dutch three-master in the distance
remnants of signature (lower left, on the driftwood)
oil on panel 46.1 x 71.4 cm.

Christies Amsterdam, Sale Date May 17, 2004, Lot Number 99 Sale Number 2623, Sold : 23,900 Euros

Provenance : Jules Porgès, Paris
Anonymous Sale; Cassirer-Helbing, Berlin, 7 December 1926, lot 137, as 'Simon Jacobsz. de Vlieger'.
K.J. Müllenmeister, Solingen. Acquired by the parents of the present owner in 1974.
Literature
Holländische Meister des XVII. Jahrhunderts aus der Sammlung Jules Porès, Paris, illustrated.
K.J. Müllenmeister, Seestücke und Flusslandschaften niederldändischer Maler des 17. Jahrhunderts in privaten Sammlungen, Bremen, 1973, p. 21, illustrated.

 

FRANS HALS 1585-1666
The Merry Lute Player

Painted about 1627. Signed with monogram: F. H. "One of the hap. piest inspirations of the artist, painted with great bravura. It had popular success even at the time of its execution, as the numerous old copies of the entire composition, and especially of the head prove. Jordaens was influenced by it in his Pair o/ Merry Lovers" (W. It Valentiner). "The history of this painting as given by Hofstede de Groot (see infra) in reality contains the history of two pictures, the original and a copy. Owners of the copy are mentioned as being owners of the original. Hofstede de Groot himself discovered the error and noted it in the preface to Vol IV of his Catalogue, und in the unpublished notes actually with the Rijksbureau voor Kunsthistorische Documentatie. The Hague" (N. S. Trivas).
Panel, 36 x 30 inches.

Lea by the ESTATE OF JOHN It THOMPSON. Chicago, Illinois,
COLLECTIONS:
Piecer 'in Capello, Amsterdam, 1767; Count Bonde, Stockholm;
Colnaghi Galleries London;
Jules Porgès Paris
;
Baron Ferdinand de Rothschild. Waddeston Manor, England;
Charles Sedelmeyer, Paris;
Edmond VeilPicard, Paris;
Duveen Brothers, Inc., New York;
Mr. and Mrs. John R. Thompson Chicago, Illinois.
EXHIBITIONS:
Old Masters, Royal Academy, London, 199), 1929;
Salle du Jeu de Paume, Tuileries, Paris, 1911;
Detroit Institute of Arts, 92.
Provenance/Ownership History :
The sitter's daughter, the comtesse de Neubourg, later Madame Claude-Christophe Lorimier de Chamilly;
by descent to the marquise de Pernon; her daughter, Agathe de Pernon, vicomtesse de Saint-Pierre, château de Saint-Pierre du Fresne, Calvados;
by descent to the vicomte de Saint-Pierre, château de Saint-Pierre du Fresne (probably until d. 1891; sold from his estate to Porgès);
Monsieur and Madame Jules Porgès, Paris (1891–at least 1910, sold to Wildenstein);
[Wildenstein, Paris and New York, from about 1913; sold to Duveen];
[Duveen, New York, by 1925–27; sold to Rice];
Mrs. A. Hamilton Rice, New York (1927–29; sold to Wildenstein);
[Wildenstein, New York, 1929–30; sold to Schuette];
Mrs. Robert W. Schuette, New York (1930–45)
Madame Marsollier and her Daughter, 1749
Jean-Marc Nattier (French, 1685–1766)
Oil on canvas;
57 1/2 x 45 in. (146.1 x 114.3 cm)
Bequest of Florence S. Schuette, 1945

 

Provenance/Ownership History

Pierre-Jean Mariette (by 1763–75; his sale, Basan, Paris, February 1, 1775, no. 24, 17 x 14 pouces, for 1,701 livres to De[s]marets); [Desmarets, from 1775];
marquis du Blaisel, Paris (until d. 1870; his estate sale, Hôtel Drouot, Paris, March 16–17, 1870, no. 54, for Fr 6,100);
Jules Porgès, Paris (until 1919; sale, Galerie du Vicomte Jacques de la L . . . et autres provenances, Fièvez, Brussels, July 3, 1919, no. 34);
[Kleinberger, New York, 1919];
Michael Friedsam, New York (1919–d. 1931)

A Young Peasant Boy
Jean Baptiste Greuze (French, 1725–1805)
The Friedsam Collection,
Bequest of Michael Friedsam, 1931 (32.100.137)

 

Provenance/Ownership History

Francis Douce, London (until d. 1834);
Sir Samuel Rush Meyrick, Goodrich Court, Herefordshire (1834–d. 1848);
his cousin, Lt. Col. Augustus Meyrick, Goodrich Court (from 1848);
?his son, Gen. A. W. H. Meyrick, Goodrich Court (until about 1872);
Mr. W. Twopenny, Woodstock Park, Sittingbourne;
Mr. B. M. Twopenny (until 1896; sale, Christie's, London, June 20, 1896, no. 71, as by Martin Schongauer; for £504 to Dowdeswell & Dowdeswell); [Dowdeswell & Dowdeswell, London, from 1896];
Jules Porgès, Paris (by 1902–about 1920, as by the Maître dit de la Mort de Marie or Schongauer);
[Kleinberger, Paris and New York];
Michael Friedsam, New York (by 1924–d. 1931)

The Annunciation, ca. 1525
Joos van Cleve
(Netherlandish, active by 1507, died 1540/41)
The Friedsam Collection,
Bequest of Michael Friedsam, 1931 (32.100.60)

 

Provenance/Ownership History

 

[Édouard Warneck, Paris, in 1878];
L. Goldschmidt, Paris;
Jules Porgès, Paris (by 1903–at least 1914);
Michael Friedsam, New York (by 1923–d. 1931)

Frans Hals (born after 1580, died 1666)
Copy after Frans Hals (Dutch, 17th century)
The Friedsam Collection,
Bequest of Michael Friedsam, 1931 (32.100.8)

 

Provenance/Ownership History

Jan Tak, Leiden (his estate sale, Soeterwoude, The Netherlands, September 5, 1781, no. 19, for fl. 439 to Hoogeveen);
Van Helsleuter [probably Van Eyl Sluyter], Amsterdam (until 1802; his sale, Paris, January 25, 1802, no. 164, for Fr 1800 to Simon);
Cardinal Joseph Fesch, Rome (until d. 1839; his estate, 1839–45; cat., 1841, no. 855; his estate sale, Palais Ricci, Rome, March 17ff., 1845, no. 226, as "La Joyeuse collation," for 1,150 écus romains [Fr 6,325] to Preston);
Jules Porgès, Paris (in 1911); [N. Beets Galleries, Amsterdam];
H. E. ten Cate, Almelo, later De Lutte (near Oldenzaal), The Netherlands (by 1926–at least 1957);
Mrs. Myrtil Frank, New York (until 1964; sold to Linsky through the New York Hanseatic Association);
Mr. and Mrs. Jack Linsky, New York (1964–his d. 1980);
The Jack and Belle Linsky Foundation, New York (1980–82)

The Dissolute Household, ca. 1665
Jan Havicksz. Steen (Dutch, 1626–1679)
The Jack and Belle Linsky Collection, 1982 (1982.60.31)

 

Portrait of a Man
Louis-Léopold Boilly (French, 1761–1845)
Bequest of Harry G. Sperling, 1971 (1976.100.3)
Portrait of a Woman
Louis-Léopold Boilly (French, 1761–1845)
Bequest of Harry G. Sperling, 1971 (1976.100.2)

Provenance/Ownership History

Jules Porgès, Paris;
[Guy Stein and D'Atri, Paris, until 1963];
[Kleinberger, New York, 1963–75; bequeathed by Harry G. Sperling, last surviving partner of firm, to MMA]

http://www.metmuseum.org/Works_of_Art/viewOne.asp?dep=11&viewmode=1&item=1976.100.3
http://www.metmuseum.org/Works_of_Art/viewOne.asp?dep=11&item=1976%2E100%2E2&viewmode=1&isHighlight=0